Il est 19h 25. Récapitulatif des derniers événements, et point général sur ce qui compose mon quotidien. Notre héroine à la « Ugly Betty voir plus » rentre gentiment chez elle, ou elle va commencer par déprimer en écoutant le CD le plus ringard possible écrasée dans le canapé. Schéma classique de la fille qui a largué son copain pour finalement s'en mordre les doigts et finalement se faire envoyer sur des roses bien épineuses ou il n'est pas. Ailleurs ou il n'est pas, c'est le cours de Jacky Chan ou elle se fait draguer tous les mercredis soir par le même gars boutonneux de 14 ans. Arrivée de la mère pétante de vie qui allume toutes les lumières, éteint le poste « c'est quoi cette antiquité que tu écoute, ça existe encore ça ? » fait chauffer l'eau « On prend un thé ? C'est pas bon pour le régime, mais c'est pas grave, t'a qu'a faire du sport J » et sourie comme si elle était payée par Colgate. Aussi déprimante qu'une boite de vitamine. Mais au moins aussi active ; on reprend du poil de la bête, on pense à s'épiler ? ...Nan la flemme.
On va plutôt rejoindre Jacky Chan. Parfois dans la voiture, je me dis que les comédies familiales américaines sont toujours plus vraisemblables que ma vie. On chante en c½ur avec la mère sur une station-radio spéciale maison de retraites a petit budget pendant que les autres automobilistes nous insultent aimablement en dépassant La Génitrice qui roule comme une tortue infirme. Un superbe arc en ciel se découpe dans le ciel bleu au dessus de nous, on se croirait presque dans un épisode des « Bisounours vont au Jujitsu » avec en supplément ma mère qui scande a coté de moi « BECAUSE OF YOU,MRS ROBINSON »...Plus le cliché improbable ou pas.
Arrivée au pays du tatami en folie. Hormis le fait qu'a chaque fois un conditionnement mental s'impose (lié au fait que vous SAVEZ que vous allez vous faire tripoter pendant une heure trente, et qu'en plus vous avez payé pour ça), les gens sont sympa. Sa change toujours des dégénérés du lycée qui bloquent sur votre décolleté sans que vous puissiez vous défendre, car il paraît que vous avez de la « chance ».Tout faux les gars, si j'avais de la chance, c'est moi qui pourrais me foutre de vous, pas l'inverse.
Et la c'est le complexe de l'éternelle gentille qui ressort. Pas le temps de trop s'y perdre, on est ramené a la réalité par un charmant coup de pied de notre adversaire (petit teigneux tu perds rien pour attendre) en plein dans le nez. C'est une cible ou quoi ? Le bras ou le ventre ça allait pas, non il lui faut le nez. Je rajoute ton nom sur ma liste de gens à tuer, tiens. Et je mets une croix devant, tiens, bim, dans ta gueule.
C'est a ce moment la que ce gars sympa (mais déjà pris) du Dojo vient te parler pour te demander ton numéro ; tu le répéteras 5 ou 6 fois, car suite à ta blessure de guerre, ta voix ressemble étrangement a celle de Daffy Duke.
Sur le chemin du retour, tu médite à tout ça, et surtout à comment faire pour ne plus avoir ce genre de problème avec le petit teigneux, une solution pacifique et raisonnable s'imposant « et si je mettait du verni amer sur tout ses couvert de table? »...
Rentre a la maison. La boite de vitamine acceuille sa progéniture sur les joyeuses notes d'une chanson paillarde « C'est pour le théatre !! Si tu savais comme on s'y amuse !! ».
A défaut de reprendre le refrain en c½ur avec elle, la progéniture réfléchi a l'éventualité d'une décharge salvatrice sur Skyblog. Et, le comble ; elle le fait. BIM. (J'ai jamais été douée pour les chutes en coup de théatre. Désolée, hein...^^)
(Désolée pour les "dégénérés" xD... c'est affectif, vous le savez bien :). ...Mais vous faites chier, quand meme :) )